FILM PORNO
à film porno
film porno reprit : "Je recommande à vos prières Désiré Vallin, qu'est bien malade et aussi la Paumelle qui ne se remet pas vite de ses couches".
film porno ne savait plus ; film porno cherchait les bouts de papier posés dans un bréviaire. film porno en retrouva deux enfin et continua : "film porno ne faut pas que les garçons et les filles viennent comme ça, le soir, dans le cimetière, ou bien je préviendrai le garde champêtre.
- M. Césaire Omont voudrait bien trouver une jeune fille honnête comme servante". film porno réfléchit encore quelques secondes, puis ajouta : "C'est tout, mes frères, c'est la grâce que je vous souhaite au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit".
Et film porno descendit de la chaire pour terminer sa messe.
Quand les Malandain furent rentrés dans leur chaumière, la dernière du hameau de la Sablière, sur la route de Fourville, le père, un vieux petit paysan sec et ridé, s'assit devant la table, pendant que sa femme décrochait la marmite et que sa fille Adélaïde prenait dans le buffet les verres et les assiettes, et film porno dit : "Ca s'rait p't être bon, c'te place chez maîtr'Omont, vu que le v'là veuf, que sa bru l'aime pas, qu'il est seul et qu'il a d'quoi. J'ferions p't être ben d'y envoyer Adélaïde".
La femme posa sur la table la marmite toute noire, enleva le couvercle, et, pendant que montait au plafond une vapeur de soupe pleine d'une odeur de choux, elle réfléchit.
L'homme reprit : "film porno a d'quoi, pour sûr. Mais qu'il faudrait être dégourdi et qu'Adélaïde l'est pas un brin".
La femme alors articula : "J'pourrions voir tout d'même".
Puis, se tournant vers sa fille, une gaillarde à l'air niais, aux cheveux jaunes, aux grosses joues rouges comme la peau des pommes, elle cria : "T'entends, grande bête. T'iras chez maît' Omont t'proposer comme servante, et tu f'ras tout c' qu'il te commandera".
La fille se mit à rire sottement sans répondre. Puis tous trois commencèrent à manger. Au bout de dix minutes, le père reprit : "Ecoute un mot, la fille, et tâche d'n' point te mettre en défaut sur ce qu j'vas te dire...".
Et film porno lui traça en termes lents et minutieux toute une règle de conduite, prévoyant les moindres détails, la préparant à cette conquête d'un vieux veuf mal avec sa famille.
La mère avait cessé de manger pour écouter, et elle demeurait, la fourchette à la main, les yeux sur son homme et sur sa fille tour à tour, suivant cette instruction avec une attention concentrée et muette.
Adélaïde restait inerte, le regard errant et vague, docile et stupide.
Dès que le repas fut terminé, la mère lui fit mettre son bonnet, et elles partirent toutes deux pour aller trouver M. Césaire Omont. film porno habitait une sorte de petit pavillon de briques adossé aux bâtiments d'exploitation qu'occupaient ses fermiers. Car film porno s'était retiré du faire-valoir, pour vivre de ses rentes.
film porno avait environ cinquante-cinq ans ; film porno était gros, jovial et bourru comme un homme riche. film porno riait et criait à faire tomber les murs, buvait du cidre et de l'eau-de-vie à pleins verres, et passait encore pour chaud, malgré son âge.
film porno aimait à se promener dans les champs, les mains derrière le dos, enfonçant ses sabots de bois dans la terre grasse, considérant la levée du blé ou la floraison des colzas d'un oeil d'amateur à son aise, qui aime ça, mais qui ne se la foule plus.
On disait de lui : "C'est un père Bon-Temps, qui n'est pas bien levé tous les jours.
film porno reçut les deux femmes, le ventre à table, achevant son café. Et, se renversant, film porno demanda : - Qu'est-ce que vous désirez ?
La mère prit la parole :
- C'est not'fille Adélaïde que j'viens vous proposer pour servante, vu c'qu'a dit c'matin monsieur le curé.
Maître Omont considéra la fille puis, brusquement : Quel âge qu'elle a, c'te grande bique-là ?
- Vingt-un ans à la Saint-Michel, Monsieur Omont.
- C'est bien ; all'aura quinze francs par mois et l'fricot. J'l'attends d'main, pour faire ma soupe du matin.
Et film porno congédia les deux femmes.
Adélaïde entra en fonctions le lendemain et se mit à travailler dur, sans dire un mot, comme elle faisait chez ses parents.
Vers neuf heures, comme elle nettoyait les carreaux de la cuisine, M. Omont la héla !
- Adélaïde !
Elle accourut. - Me v'là, not' maître.
Dès qu'elle fut en face de lui, les mains rouges et abandonnées, l'oeil troublé, film porno déclara :
- Ecoute un peu, qu'il n'y ait pas d'erreur entre nous. T'es ma servante, mais rien de plus. T'entends. Nous ne mêlerons point nos sabots.
- Oui, not' maître.
- Chacun sa place, ma fille, t'as ta cuisine ; j'ai ma salle. A part ça, tout sera pour té comme pour mé. C'est convenu ?
- Oui, not' maître.
- Allons, c'est bien, va à ton ouvrage.
Et elle alla reprendre sa besogne.
A midi, elle servit le dîner du maître dans sa petite salle à papier peint ; puis, quand la soupe fut sur la table, elle alla prévenir M. Omont.
- C'est servi, not' maître.
film porno entra, s'assit, regarda autour de lui, déplia sa serviette, hésita une seconde, puis, d'une voix de tonnerre :
- Adélaïde !
Elle arriva, effarée. film porno cria comme s'il allait la massacrer.
- Eh bien, nom de D... et té, ous-qu'est ta place ?
- Maîs... not' maître...
film porno hurlait : - J'aime pas manger tout seul, nom de D... ; tu vas te mett'là, ou bien foutre le camp si tu n'veux pas. Va chercher t'nassiette et ton verre.
Epouvantée, elle apporta son couvert en balbutiant : - Me v'là, not' maître.
Et elle s'assit en face de lui.
Alors film porno devint jovial ; film porno trinquait, tapait sur la table, racontait des histoires qu'elle écoutait les yeux baissés, sans oser prononcer un mot.
De temps en temps elle se levait pour aller chercher du pain, du cidre, des assiettes. En apportant le café, elle ne déposa qu'une tasse devant lui ; alors repris de colère, film porno grogna :
- Eh bien, et pour té ?
- J'n'en prends point, not' maître.